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Gangoueus LaRéus
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Renseignements du profil

Mon pays de résidence
France
Ma ville
Ris Orangis
Mon année de naissance
entre 1970 et 1979
Ma profession
Ingénieur d'études
Mon blog ou mon site web
http://gangoueus.blogspot.com
Mes centres d'intérêt
Littérature, culture

Mur de commentaires (6 commentaires)

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À 18 53 le 9 Octobre 2009, Simon DECREUZE a dit...
Bienvenu Gangoueus et merci pour l'invitation !
À 17 55 le 11 Juillet 2009, Gangoueus LaRéus a dit...
Je ne sais pas quoi vous répondre. Je dois mal comprendre votre question.
Pouvez-vous la préciser?
À 19 11 le 3 Juillet 2009, ZEMONIAKO a dit...
Quel genre de liaison faites- vous entre la lecture et votre Profil d'Ingénieur???
À 13 01 le 24 Avril 2009, KOUOTOU PEMBOURA NATHALIE a dit...
Je le suis egalement.
À 14 11 le 9 Avril 2009, Edouard TAMBA a dit...
Oui Gangoueus, un monde beaucoup plus petit que tu ne te l'imagines. Mais c'est aussi une question d'état d'esprit et d'angle de vue.
@ +
À 12 11 le 6 Avril 2009, Blanchard Alice a dit...
Oh oui, Joël m'a bien soutenu dans cette aventure avec cet entretien. Pour ce qui concerne la lecture du texte, je sais que tu le feras. Il est très vite lu, pourvu qu'il ne soit pas trop ennuyeux (rires). On a toujours peur de se faire lire par les spécialistes de la lecture. A bientôt.

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Dacre Stoker & Ian Holt : Dracula l'immortel

Je n’ai pas eu le plaisir de lire le roman de Bram Stoker dans mon adolescence. A vrai dire, l’idée de lire cet ouvrage ne m’a jamais vraiment traversé l’esprit. Je n’ai jamais été très fan de cette thématique. Pourtant, en 1992, c’est avec une bande d’amis que j’ai pu suivre pour la première fois une adaptation de ce roman par Francis Ford Coppola au cinéma Vog de Brazzaville. Une sacrée époque où il y avait encore des cinémas à Brazzaville. J’avais été impressionné par les interprétations de Gary Oldman (Dracula) ou encore la prometteuse Wynona Rider (Mina) et soulagé que ce film ne fut pas aussi terrifiant que mon imagination le pensait.

En commençant cette suite officielle de Dracula, ce sont donc les nombreuses références au chef d’œuvre de Bram Stoker qui se sont matérialisées pour moi sous la forme de certaines scènes du film que j’avais vues il y a quelques années.

Nous sommes en 1912. Près de 25 ans se sont écoulés depuis la disparition de Dracula. Mina et Jonathan Harker sont encore liés par le mariage, ils ont un fils, Quincey Harker qui a plus d’une vingtaine d’années. Mais ce ne sont pas des personnages apaisés que le lecteur ou le cinéphile retrouve. Le couple Harker bat de l’aile. La victoire sur Dracula a laissé des marques indélébiles dans cette relation. Jonathan, bien que notaire, est devenu un alcoolique fini. Mina a gardé sa jeunesse d’antan et entretient silencieusement une flamme pour son prince des ténèbres. Le docteur Jack Seward est accro à ses injections de morphine et il s’attache à suivre de près les faits et gestes de la Comtesse Bathory, une sublime créature aux pratiques quelques peu effrayantes. Arthur est devenu un pair de l’empire britannique et semble avoir tourné la page. Quant à Quincey, il tente de se démarquer de l’orientation professionnelle que lui impose son père afin d’exprimer sur les planchers ses talents de comédien.

La mort du Dr Seward devant un théâtre où joue un brillant comédien roumain va être le point de départ d’un terrible jeu de massacre, où les héros du passé vont devoir de nouveau faire bloc pour s’opposer, tant bien que mal, à l’ombre venue d’outre-tombe…

Contrairement à la construction épistolaire du premier roman, Dacre Stoker choisit avec Ian Holt une narration plus commune pour ce nouvel épisode. Le texte se lit bien, le lecteur est emporté dans cette histoire, bien aidé par les flashbacks astucieux qui permettent d’apporter un éclairage aux scènes du présent, mais qui également proposent une autre lecture du premier roman. J’ai personnellement apprécié la première partie qui révèle l’ampleur de la victoire à la Pyrrhus que fut le combat en Transylvanie contre Dracula. On a l’impression que le manichéisme que l’on ressent dans le film de Coppola est atténué. La description des personnages étouffés par leur passé et le poids des non-dits est intéressante.

Le côté surnaturel est très présent. Dracula n’a plus la primeur de la barbarie. D’autres êtres interviennent, et de ce point de vue, je peux faire un parallèle avec les personnages de Buffy. Le problème réside dans le fait que les nouveaux personnages manquent de profondeur. Certaines de leur posture sont prévisibles.
L’aspect le plus délicat est l’évolution proposée au personnage de Dracula. De ce point de vue, je me demande si ce livre ne va pas nuire à la figure mythique de Vlad Tepès. Bien qu’étant un implacable criminel, ses actions auraient une certaine légitimité… J’ai trop parlé.

Bonne lecture



Dacre Stoker & Ian Zisholtz : Dracula l'immortel
Edition Michel Lafon, 505 pages, paru en 2009
Traduit de l'anglais par Jean-Noël Chatain

Photo Site Whitby par Simon Gardiner

Pour vous faire une idée, voir également des commentaires sur le terrier de Chiffonnette, Vampirisme.com, A lire au pays des merveilles

Brice P. Ngabellet : Le totem du roi


Odile Levachelier est emportée par la puissance d’un étrange rêve. Un professeur émérite d’une grande université française est possédé par l’esprit d’un grand roi d’Afrique centrale sur lequel porte ses travaux. Le cartésien abandonne l’orthodoxie de la recherche scientifique pour répondre aux aspirations de l’esprit de Ntalamoussa et embarque une dizaine d’étudiantes dans une mystérieuse quête : Rechercher le totem perdu du fameux roi du Ki-Kôta.

En effet, dans une rencontre s’inspirant le fameuse partie de dupes entre le Makoko (*) et l’explorateur italien Savorgnan de Brazza, le totem du roi Ntalamoussa est transmis par mégarde à un aventurier européen qui repart avec le précieux sésame sur son continent sans véritablement mesurer le caractère impie de son geste. Rien ne sera plus comme avant dans ce Royaume Ki-Kôta où le pouvoir mystique du roi perd de sa force suite à cette forfaiture. Le projet de l’équipe d’étudiantes - dont Odile assume le leadership - qu’a créée le professeur Fritz, est de retrouver, en fonction d’un certain nombre d’éléments, le parcours de la fameuse peau de lion dans l’espoir secret de la renvoyer au Ki-Kôta.

Ce texte est assez déroutant. Et il est une chose capitale à ne pas oublier en lisant ce livre : il s’agit d’un rêve. Parce que la cohérence n’est pas le maître mot de l’ouvrage de l’auteur congolais. Si on s’extrait du rêve. Ce roman s’apparente à une quête des origines qui prend une tournure singulière. Celle d’une jeune femme blonde aux yeux bleus qui possède par son père des origines africaines. Ce dernier a rompu la chaîne du transfert de l'héritage familial et il a rejeté cette culture africaine. Cependant, les esprits n’ont pas dit leur dernier mot.

Ngabellet pose la question de tous ces symboles, ces objets d’arts sacrés africains dont certains ornent encore les plus grands musées européens ou américains. Leur charge symbolique pour un peuple, et les méfaits de leur subtilisation par les européens.

Le culte des ancêtres est très présent dans ce texte. Ngabellet manipule ce matériau, cette démarche avec beaucoup d’aisance, et le rêve est la meilleure façon pour les mânes de répondre aux vivants. Les morts parlent aux vivants. Cependant, la lecture n’est pas très enthousiasmante. On a du mal à suivre les dix étudiantes dans leur pérégrination. On a du mal suivre les raccourcis pris par l’auteur. On a du mal à s’attacher aux personnages de ce roman. Les dialogues ne sont pas percutants, ils manquent tellement de chose… Seule demeure, en terminant cet ouvrage, une certaine confusion dans mon esprit.
Dommage.
(*) Titre des rois batékés dont l’un des représentants signa un accord de protectorat avec l’explorateur Savorgnan de Brazza en 1880.

Brice Patrick Ngabellet, Le totem du roi
Edition L’harmattan, Collection Encres noires, 173 pages, 1ère parution en 2009

Quelques découvertes passionnantes sur le web 2.0

On papillonne, on surfe, on navigue...Trouvez l'expression qui vous conviendra le mieux. Et on échoue de temps à autres sur des mines d'or, des sites intéressants. Ce sont quelques uns de ces oasis que je tenterai de vous présenter rapidement.


Tout d'abord, je tiens à vous signaler le lancement du site Cultures Sud. Tous les passionnés des lettres africaines sont conviés. Mais également, celles et ceux qui souhaitent découvrir la littérature de cette partie du monde et des Caraïbes.





Les habitués reconnaitront le blog passionnant Ballades et escales en littérature africaine consacré intégralement aux lettres de ce continent. Régulièrement alimenté, de belles lectures sont à découvrir sur ce site.


copyright Hervé Ferrand



Je tiens également à signaler sur la question des blogs consacrés à la littérature africaine, le pertinent Encres noires qui alterne présentations d'ouvrages, portraits d'auteurs ou analyses sur des événements touchant aux encres noires. On se comprend.






Une vague m'a conduit sur une ile inattendue : Le village des blogueurs afros. C'est récent. C'est tendance. Inutile de résister à la déferlante, sinon elle vous amène au large. Alors pourquoi pas? Pour vu que ça dure...




Pour terminer, un message pour les amis dakarois : Vous avez un formidable portail de la nuit dakaroise et de l'activité culturelle de la Capitale sénégalaise : L'Agendakar. Vivement que d'autres capitales africaines vous imitent!

Parlez-en !

Patrice Nganang : La république de l'imagination

American Dream. Il n’existe pas une nation au monde où la puissance du rêve dans le désir d’accomplissement de soi n’ait un plus grand espace d’expression que les Etats-Unis d’Amérique.

Tout est possible à celui qui rêve et surtout à celui qui croit à son rêve. C’est peut-être ou sûrement à cause de la puissance de cette approche que les rêves de nombreux afro-américains furent été embastillés à la fin de l’esclavage et pendant la ségrégation raciale. Toute forme d’accomplissement était détruite avant qu’elle ne prenne consistance. C’est dans ce contexte, dans les années 60, que James Baldwin a écrit son célèbre essai La prochaine fois, le feu. La lettre à son neveu qui introduit l’ouvrage est un appel limpide à ne pas renoncer à ses rêves, à ne pas ressembler à cet homme qui vivait sous terre dans une nouvelle célèbre de Richard Wright, personnage condamné à écumer la puanteur des égouts car l’air de la surface n’était pas pour lui.

Ce sont cinq lettres que Patrice Nganang adresse au benjamin de sa famille. Ce dernier a abandonné tout espoir concernant l’Afrique. Et, il veut rejoindre son frère aîné en Occident où ce dernier exprime librement son savoir comme enseignant et auteur. Fuck Africa ! pense-t-il comme ceux de sa génération restés sur le continent. Il est possible de se réaliser en Occident. Cette perspective n’est pas envisageable sur le continent africain. Selon le benjamin.

C’est un dialogue intéressant que nous propose Nganang. Plutôt un monologue où l’auteur de Temps de chien et de textes qui explorent la condition des sous-quartiers africains, argumente sur le bien-fondé de continuer de se projeter positivement vers le continent africain, que tout départ ne doit point être le fruit d’une démission, d’une fuite ou d’une résignation mais plutôt le fruit d’un désir de se construire et d’être force de proposition. Sans composer avec l’infamie. S’abreuver à la source de l’Occident comme, il y a quelques milliers d’années, les grecs s’inspiraient de l’Egypte antique. Pour que le présent de l’Occident soit l’avenir de l’Afrique.

Se projeter positivement et relever les défis de la modernité à l’instar de sultan bamun Njoya qui créa une bibliothèque idéale au début du siècle dernier en ayant façonné une écriture propre et correspondant au besoin de la culture de son peuple.

Se projeter positivement et rêver d’un avenir où le camerounais ne serait plus un laisser pour compte de l’humanité comme le clama Ruben Um Nyobé aux Nations unies au début des années 50 avant d’être traqué par l’administration coloniale dans les maquis du littoral camerounais. Traqué, abattu, dépouille emprisonnée dans un sarcophage de béton afin que le rêve de liberté de cette illustre figure de la résistance africaine soit à jamais hermétiquement scellé.

Identifier et combattre avec abnégation les aspects retors de l’infamie. En particulier, puisqu’elle relève de notre responsabilité, la faillite de l’intelligentsia africaine. Ces élites qui ne rêvent plus, qui ne formalisent même plus leur ambition pour l’Afrique, se cantonnant à l’affirmation de parcours singulier au détriment de la démarche collective que Nganang prône de tous ses vœux. Il y a selon Nganang dans cette attitude, une répétition de l’histoire à l’instar de l’historique trahison de Charles Okala à l’endroit de Ruben Um Nyobè. Alain Mabanckou porte selon l’essayiste camerounais une très lourde responsabilité, en particulier dans la tonalité de sa lettre à Jimmy. Cette désignation, ce « wanted! » de Nganang laisse songeur. Non, pas que cela ne soit pas fondé, chacun pourra se faire un avis sur l’argumentation proposée, mais cette forme de condamnation symbolique d’un individu alors que la question touche toute une génération d’auteur(e)s africain(e)s dont la liste est longue a quelque chose d’embarrassant. Nombreux sont ces écrivains à l’instar de Kossi Efoui ou Kangni Alem qui refusent l’idée d’être étiquetés « porte-parole de... » et qui revendiquent l’idée d’être écrivain avant d’être africain, l’idée d’être écrivain tout court. C’est un choix, est-il synonyme d’infamie? Ou l'infamie repose-t-elle dans un détournement de la pensée explosive de Baldwin?

Il n’empêche que le propos de Patrice Nganang est engageant. Il a la virulence du fameux essai de James Baldwin et en appelle à la recherche au plus profond de nous-mêmes du refus de l’abdication, au refus du compromis avec l’infamie, à la recherche des figures marquantes de l’histoire de notre continent qui ont refusé toute forme de compromis, de résignation et qui l’ont parfois payé dans leur chair.

Ces lettres écrites loin de son continent sont les mots d’un auteur dont la pensée la plus profonde est tournée vers l’Afrique et qui est porteuse d’un regard nouveau. Puisse le benjamin les comprendre. African dream.


Photo Patrice Nganang - Copyright © Beowulf Sheehan/PEN American

Patrice Nganang, La république de l'imagination

Edition Vents d'ailleurs, 126 pages, 1ère parution en 2009


La sape a rendez-vous au musée



Il est assez difficile pour une personne de ma génération de se positionner sur un sujet comme la sape aux Congo et ses dérives constatées en Côte d’Ivoire sous l’étiquette de Jet-set. Certains d’entre nous ont grandi avec ce phénomène au pied de leur porte. D’autres, ont pu le découvrir lors des défis que se lançaient les sapeurs dans les quartiers populaires de Brazzaville, de Pointe-Noire et sûrement de Kinshasa. Une autre catégorie fait connaissance avec ce phénomène lors de certaines soirées congolaises en France ou manifestations culturelles liées à ces pays.

De quoi parlons-nous ? La SAPE. Acronyme de Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes. C’est un concept qui lie une frange très marginale des populations urbaines de ces deux pays. Le phénomène n’est pas récent, plus ancien qu’on ne le pense, mais il a pris de l’ampleur au début des années 80 lorsque des artistes comme Papa Wemba, Niarcos se sont prêtés au jeu. Il consiste en une forme de dandysme sous les Tropiques. Dandysme des prolétaires. Une vénération sans limite pour les vêtements façonnés par des grands couturiers italiens, parisiens, japonais ou anglais. Un goût certain pour leur port, l’agencement des couleurs. N’est pas sapeur, qui veut vous diront les experts.

En quoi est-ce un délire me diriez-vous ? Disons que le sapeur, le vrai place ce concept au centre de son projet de vie. Il n’est pas, contrairement ce que l’on pourrait penser, issu des classes aisées de Brazzaville ou de Kinshasa. On n’affiche pas sa misère dans ces coins du continent africain. Et la sape est un bon exutoire pour détourner la lourdeur d’un système politique qui n’offre aucune perspective d’avenir à sa jeunesse et qui n’apporte aucune solution viable au chômage. Alors, quand l’été venu, la saison sèche là-bas, les « parisiens » débarquent chaussures anglaises bien cirées au pied, c’est la grande kermesse, la grande illusion, la fête du paraître.

Ces derniers temps, ce phénomène a été un peu plus amplifié par les DVD consacrés à la sapologie. On peut se questionner sur la forme d’aliénation culturelle que revêt ce type de mouvement. Il n’est pas question de juger l’esthétique de cette démarche ou de sa mise en scène. Costards aux couleurs vives bien agencées, on voit bien que beaucoup n’existent le temps d’une soirée mondaine en mode « Bisso na Bisso » (entre nous) qu’au travers de cet apparat, le cigare en plus, non allumé s’il vous plait. Mais, il ne viendrait à l’esprit d’aucun de ces sapeurs, de faire tailler leur costume par un couturier congolais. Etonnamment, les plus grands couturiers africains sont ouest-africains. La griffe est importante. Elle ne peut être que française, italienne ou japonaise.

C’est à ce phénomène de société que le Musée Dapper de Paris consacrera le dernier week-end de novembre. Le lien avec mon blog est naturellement matérialisé par la rencontre-débat entre l’écrivain congolais Alain Mabanckou qui a consacré deux romans sur le sujet : Bleu, blanc, rouge et le tout récent Black bazar et le dandy congolais Djo Balard. Une exposition du travail sur la question des photographes Baudouin Mouanda et Hector Mediavilla agrémentera ce focus sur un sujet qui ne manquera pas de faire jaser.

La sape a rendez-vous au musée. Une aliénation à ausculter de près.
 
 

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